martes, 19 de junio de 2012

Sistemas mecánicos de eliminación de malas hierbas en la línea de cepas


SISTEMAS MECÁNICOS DE ELIMINACIÓN DE MALAS HIERBAS EN LA LÍNEA DE CEPAS

En la sección maquinaria vitivinícola del portal web del IFV se han publicado recientemente videos de nuevos sistemas mecánicos para la eliminación de las malas hierbas en la línea de cepas.(AVIF 33, Naturagriff, y ECOCEP de CGC Agri-Chabas).

Estos nuevos sistemas de escarda mecánica de diseño muy sencillo e innovador permiten una elevada velocidad de trabajo.

TONDEUSE VITICOLE INTERCEPS AVIF 33

Deux systèmes de tonte interceps ont été présentés lors d'une réunion du groupe de travail sur l'entretien des sols en viticulture qui s'est déroulée au V'innopôle (81) le 19 avril 2012.

Technologie : Système de rotofil interchangeable avec des lames. Les lanières de coupe sont crantées pour être facilement remplacées. L’effacement devant les souches se fait par appui du carter de la tondeuse sur la souche. La hauteur de tonte est réglée par une roue de terrage placée derrière la tête de tonte. L’hydraulique du tracteur suffit à assurer la vitesse de rotation pour une coupe efficace. Les satellites de tonte intercep peuvent être montés au choix sur un broyeur pour l’inter-rang ou sur un cadre de travail du sol.

Vitesse de travail : 3 km/h. Le choix de l’effacement des satellites par contact sur les souches limite par nature la vitesse  de travail.

Prix approximatif : les deux satellites de tonte interceps sont vendus à partir de 5000 € environ

Utilisation et résultat : La mise en route est très rapide et ne nécessite pas de réglages compliqués. En revanche, une attention particulière doit être portée à la vitesse de rotation des fils et au positionnement de la roue de terrage. Si les conditions de tonte le permettent, réduire le régime moteur permet de consommer moins tout en conservant une bonne qualité de coupe. Le résultat est très directement lié au réglage pour ce qui est de la hauteur de coupe. Pour l’approche des souches, c’est différent: la conduite du tracteur a son importance puisque le centrage de l’appareil dans l’inter-rang détermine la position des outils par rapport aux souches. Sur la machine AVIF 33 c’est le carter de la machine qui joue ce rôle.

Efficacité et commentaires : les résultats ont été très bons. La conformation des souches est un facteur de risque d’écorçage. Sur une  souche inclinée par exemple, l’effacement peut être déclenché alors que les fils sont à la base du pied. Cet impact reste la plupart du temps superficiel et peu inquiétant mais sera suivi pour observer la cicatrisation. Ce matériel de tonte interceps trouve naturellement sa place dans des itinéraires d’entretien du sol intégrant de l’enherbement sous le rang, semé ou non. Mais il est aussi intéressant pour les viticulteurs qui pratiquent un désherbage mécanique sous le rang et qui souhaitent disposer d’une solution complémentaire pour gérer le développement des adventices même lorsque l’état du sol (humidité) ne permet pas d’intervenir avec les outils aratoires. C’est l’assurance de ne pas se laisser déborder par des situations climatiques printanières compliquées. Il est vrai que cela représente une augmentation de l’investissement en matériel sur l’exploitation, pour une durée d’utilisation annuelle plutôt réduite. Ce surcoût, d’environ 5000 € à amortir sur quelques années, est à comparer au coût de l’échec de l’entretien du sol sous le rang, qui en dehors des aspects visuels peu flatteurs pour le viticulteur, peut induire une perte de rendement et un équilibre différent des composés du raisin. 



TONDEUSE INTERCEPS NATURAGRIFF

Deux systèmes de tonte interceps ont été présentés lors d'une réunion du groupe de travail sur l'entretien des sols en viticulture qui s'est déroulée au V'innopôle (81) le 19 avril 2012.

Technologie : Système de rotofil à deux éléments pour vignes larges, déclenchement au pied de vigne par palpeur hydraulique. Hauteur de travail réglée par appui sur patin ou roue de terrage. Le montage entre roues ou à l’avant du tracteur est possible pour travailler en même temps avec d’autres outils.

Vitesse de travail : jusqu’à 4,5 km/h maximum. La réactivité du système hydraulique autorise ces vitesses de travail.

Prix approximatif : entre 4000 et 5000 euros pour deux côtés

Utilisation et résultat : La mise en route est très rapide et ne nécessite pas de réglages compliqués. En revanche, une attention particulière doit être portée à la vitesse de rotation des fils et au positionnement de la roue de terrage. Si les conditions de tonte le permettent, réduire le régime moteur permet de consommer moins tout en conservant une bonne qualité de coupe. Le résultat est très directement lié au réglage pour ce qui est de la hauteur de coupe. Pour l’approche des souches, c’est différent: la conduite du tracteur a son importance puisque le centrage de l’appareil dans l’inter-rang détermine la position des outils par rapport aux souches. Dans le cas de la machine Naturagriff, le réglage du palpeur joue aussi sur la marge de sécurité laissée autour des ceps.

Efficacité et commentaires : les résultats ont été très bons. La conformation des souches est un facteur de risque d’écorçage. Sur une  souche inclinée par exemple, l’effacement peut être déclenché alors que les fils sont à la base du pied. Cet impact reste la plupart du temps superficiel et peu inquiétant mais sera suivi pour observer la cicatrisation. Ce matériel de tonte interceps trouve naturellement sa place dans des itinéraires d’entretien du sol intégrant de l’enherbement sous le rang, semé ou non. Mais il est aussi intéressant pour les viticulteurs qui pratiquent un désherbage mécanique sous le rang et qui souhaitent disposer d’une solution complémentaire pour gérer le développement des adventices même lorsque l’état du sol (humidité) ne permet pas d’intervenir avec les outils aratoires. C’est l’assurance de ne pas se laisser déborder par des situations climatiques printanières compliquées. Il est vrai que cela représente une augmentation de l’investissement en matériel sur l’exploitation, pour une durée d’utilisation annuelle plutôt réduite. Ce surcoût, d’environ 5000 € à amortir sur quelques années, est à comparer au coût de l’échec de l’entretien du sol sous le rang, qui en dehors des aspects visuels peu flatteurs pour le viticulteur, peut induire une perte de rendement et un équilibre différent des composés du raisin. 



INTERCEPS ECOCEP (CGC AGRI-CHABAS)

L'IFV Sud-Ouest a organisé le 17 avril 2012 un test du nouvel interceps de CGC Agri-Chabas sur les vignes du Domaine Expérimental Viticole Tarnais (DEVT). De conception simple et innovante, il permet de travailler à vitesse élevée (jusqu'à 4,5 km/h dans nos essais).

Présentation :

L’outil est un disque métallique à pétales qui vient épouser le contour des ceps.  Il n’est pas animé hydrauliquement, et sa conception le rapproche plus de la lame intercep que des houes rotatives. Sa faible inclinaison vers l’avant lui permet de rentrer dans le sol. La force avec laquelle il est maintenu dans le sol pour désherber sous le rang est déterminée par la pression hydraulique qui lui est appliquée par un vérin via un accumulateur. La pression de chaque accumulateur (droite / gauche) est réglée indépendamment avec l’hydraulique du tracteur par l’intermédiaire du boîtier de commandes. Plus le sol est compact et plus les souches sont fortes, plus il est possible d’augmenter la pression. Une fois le réglage effectué, l’hydraulique du tracteur n’est plus sollicitée. Au contact d’une souche, l’outil s’efface par appui grâce à un parallélogramme déformable. Il est possible d’utiliser un palpeur pour déclencher l’effacement, mais dans ce cas on ne bénéficie plus de l’approche optimale des souches et il est nécessaire de conserver l’hydraulique du tracteur pour la réactivité du mouvement d’effacement. Le palpeur est à réserver à l’utilisation dans des plantiers par exemple. L’outil dispose d’un réglage d’inclinaison latérale pour une action orientée chaussage ou déchaussage.

Action de désherbage :

L’ECOCEP soulève une plaque de terre, sectionne les racines et provoque peu de projections. L’action superficielle semble meilleure qu’un travail à plus de 5 cm de profondeur car, dans la mesure où il n’y a pas de déplacement ou de fractionnement de la terre soulevée, le travail en profondeur dissocie mal les adventives des mottes de terre. Le travail réalisé par l’ECOCEP semble parfait pour un entretien sur le cavaillon légèrement butté, mais pas idéal pour une première intervention printanière à plat. L’action est potentiellement meilleure sur sol sec car plus sensible à la fragmentation et limitant naturellement la profondeur.

Conduite et aspects pratiques :

Jusqu’à 4,5 km/h, l’outil se conduit sans souci. Au delà, on peut rencontrer des problèmes de stabilité latérale, ce qui est gênant car si l’ECOCEP sort trop sous le rang l’effacement latéral ne fonctionne plus. La profondeur de travail n’est pas facile à régler, car elle varie en fonction de la résistance rencontrée dans le sol de chaque côté. Ce n’est pas un problème de conception de l’outil, mais plutôt une question de châssis. Pour assurer un fonctionnement optimal, il faut compter sur un châssis procurant une grande stabilité. Le centrage automatique serait un  plus. L’inclinaison latérale des disques pour un travail de léger chaussage diminue le chevauchement de l’outil sur le rang, ce qui autorise des vitesses de travail encore plus élevées.

Points forts:
- Simplicité
- Faible demande en hydraulique (voire nulle)
- Vitesse de travail importante
- Très bonne approche des souches sans palpeur
- Palpeur possible pour les plantiers

Points faibles :
- Pas de position de repli pour le transport sur route? NB: on peut replier les deux modules en jouant sur les commandes des accumulateurs, mais dès que l’on relâche les boutons ils se redéployent.
- Très bon châssis nécessaire pour tirer le meilleur parti de l’outil


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